La conférence de Beatport revient à Los Angeles le 25 septembre 2026, et la première vague d'intervenants annonce clairement la couleur : pas une vitrine produit, pas une rave avec un panel greffé dessus, mais une journée de travail pour celles et ceux qui font vraiment tourner les carrières dans la musique électronique.
Qu'y a-t-il vraiment au programme ?
Beatport Connect LA se divise en deux salles en parallèle. L'une porte sur la culture, la tech et l'industrie : les discussions sur la direction que prend le secteur. L'autre est bâtie autour du développement de carrière concret, le genre de session dont un manager ou un DJ auto-booké ressort avec quelque chose d'utilisable dès le lendemain.
Les sujets confirmés : le sync licensing (placer des morceaux dans des films, séries, publicités et jeux vidéo, l'un des rares revenus qui a réellement progressé pendant que les revenus du streaming restent maigres), la diversité dans la programmation des festivals, l'image d'artiste, et ce qu'il faut pour construire une carrière durable plutôt qu'une belle année isolée.
Qui monte sur scène ?
Le PDG de Beatport Matt Gralen mène la liste confirmée, aux côtés des journalistes Katie Bain, Adrienne Fitzpatrick et Maddy Savage, dont les sujets couvrent justement le business de la musique électronique que les sessions promettent d'explorer. Côté artistes, Wuki, MPH, salute et Kitty Amor sont confirmés, apportant le regard du DJ qui bosse dans des salles qui pourraient sinon pencher vers des cadres qui parlent des DJ plutôt qu'avec eux.
Le format est déjà un message en soi : une salle pour voir où va l'industrie, une autre pour savoir quoi en faire dès le lundi matin.
La journée s'ouvre sur un petit-déjeuner communautaire lié à Her Dancefloor, l'organisation qui milite depuis cinq ans pour la parité sur les affiches de festival et dans les postes à responsabilité du secteur, et se termine par une soirée networking, la partie la moins glamour mais souvent la plus utile de toute conférence professionnelle.
Pourquoi une salle de conférence compte plus qu'une affiche ?
Beatport fait l'actualité ce mois-ci pour une autre raison, en durcissant sa politique sur les morceaux générés par IA sur la plateforme. Connect représente l'autre facette de ce que Beatport essaie d'être : pas seulement la boutique où les DJ achètent leurs morceaux, mais l'endroit où le business de la scène se discute publiquement, avec les gens qui font vraiment le travail. Pour un DJ ou un manager de petit label, une session sur le sync licensing vaut plus qu'une annonce de festival de plus.



