Que fait vraiment le nouvel assistant IA ?
Tracktion a livré Waveform 14 le 27 juin, et la nouveauté phare, c'est cet assistant cousu dans le flux de travail plutôt que collé par-dessus sous forme d'appli web. Il fait trois choses concrètes. Il répond aux questions « comment faire » en s'appuyant sur le manuel du logiciel, si bien que l'aide porte sur le programme que vous avez sous les yeux, pas sur le folklore d'un forum. Il génère des séquences MIDI à la demande. Et il lit les clips MIDI déjà présents dans votre session pour proposer des parties complémentaires : une contre-mélodie sous un lead, une ligne de basse qui suit vos accords. Le reste de la mise à jour, c'est du solide pour le travail quotidien : interface plus claire, routage surround multicanal au-delà de l'ancienne limite stéréo, meilleure prise en charge d'ARA2, import et export DAWproject, et la limite de plug-ins portée à 25.
Où est le piège du paiement à l'usage ?
Voilà le passage à lire deux fois. Aucun abonnement IA mensuel. À la place, vous branchez le grand modèle de langage de votre choix et payez à l'usage, facturé selon ce que vous générez vraiment. C'est un marché franchement différent des forfaits mensuels « génère autant que tu veux » qui s'installent ailleurs, et ça tranche dans les deux sens. Les usages légers ne paient presque rien. Qui s'appuie sur l'assistant des heures durant verra le compteur tourner. Surtout, le même assistant figure dans Waveform Free : le DAW sérieux le moins cher du marché arrive désormais avec un copilote IA, pas une démo bloquée derrière un péage.
Une aide IA que l'on paie au prompt, logée dans un DAW qui, lui, ne coûte rien, c'est un tout autre calcul qu'une taxe IA mensuelle forfaitaire.
Les producteurs doivent-ils s'y intéresser ?
Si vous attendiez de voir comment l'IA débarque en studio sans la laisse de l'abonnement, voici le test le plus clair à ce jour. Rien que les réponses tirées du manuel sont utiles, le genre de chose qui vous épargne la vingtième visite à un forum. La génération MIDI, c'est là que les goûts divergent : certains en feront un partenaire de brouillon, d'autres garderont la machine bien loin de l'écriture. Quoi qu'il en soit, la mettre dans la version gratuite signifie que beaucoup vont vite découvrir dans quel camp ils se rangent.



