C'est quoi, Bassliner, et pourquoi le "pas de l'IA" compte ?

Bassliner est un générateur de basslines MIDI signé Dreeemwave, un plug-in à 24 euros qui tourne en VST ou AU dans tous les grands DAW. Tu génères un motif, tu le retouches dans un piano roll, tu glisses le MIDI dans ton projet. Rien de neuf là-dedans. Ce que les créateurs répètent en 2026, c'est ce qu'il y a sous le capot : un algorithme né de six ans de recherche sur la perception mélodique, pas un modèle entraîné sur une pile de morceaux d'autrui. Puisqu'il n'y a pas de jeu d'entraînement, argumentent-ils, il n'y a pas d'ambiguïté de droits sur ce qui sort, et le MIDI t'appartient.

Il y a un an, ç'aurait été un détail. Avec Suno et Udio devant les tribunaux pour violation de droits et les boutiques qui se remplissent discrètement de morceaux d'IA, le "pas de l'IA" est devenu un argument qu'on peut afficher sur la boîte.

Comment génère-t-il une ligne, concrètement ?

Ce qu'il faut retenir, c'est User Input Awareness : tu déposes un clip MIDI en référence et le plug-in écrit des motifs qui suivent ta grille d'accords au lieu de deviner. Par-dessus, on trouve les réglages habituels pour orienter le résultat, algorithmes riff ou flat, gamme, nombre de mesures, complexité, de quoi le pousser vers ce que tu veux plutôt que de jouer aux dés. Il existe en bêta depuis fin 2024 et a été mis à jour depuis, et cette version est sortie avec le soutien de Cableguys.

Est-il vraiment différent de l'IA dont il se démarque ?

Réponse honnête : un générateur à base de règles et un modèle neuronal te tendent tous deux des idées que tu n'as pas jouées. La différence qui compte vraiment pour les producteurs, c'est la provenance et les droits. Un algorithme fondé sur des maths n'a aucun jeu de données à licencier ou à défendre au tribunal, et tu possèdes le résultat sans tache.

Ce qui inquiète le milieu, ce n'est pas l'automatisation. C'est d'où vient la matière, et si tu as le droit de la garder.

Savoir si appeler ça "pas de l'IA" relève du principe ou du positionnement malin, c'est précisément le débat, et il est sain de l'avoir.