Nicole Moudaber a mené deux projets très différents en même temps pendant la semaine de l'ADE. Le premier est routinier : un nouvel épisode de sa série Apple Music Mixes, un set à 100 % techno conçu pour le catalogue de la plateforme. Le second ne l'est pas : un EP house en deux titres sur son propre label, qui raconte d'où elle vient, pas seulement ce qu'elle joue.
Que contient vraiment « Nicole Moudaber 003 » ?
Le mix est mis en ligne sur Apple Music le 23 octobre 2026 : 14 titres, 1 heure, 1 minute et 36 secondes, de la techno du début à la fin. Selon 1001Tracklists, il s'agit d'une rediffusion de son set In the MOOD 643, enregistré en live au Ritter Butzke à Berlin le 15 août 2026, avec des morceaux de Pan-Pot, Frank Biazzi et R.M.K., puisés chez Tronic, CLR Records et Second State Audio, les labels qui ont bâti sa réputation de DJ techno peak-time la plus implacable. C'est le troisième épisode de la série exclusive qu'Apple Music lui consacre depuis 2022.
Pourquoi sortir un disque house la même semaine ?
Trois jours avant le mix, le 20 octobre, Moudaber publiait « She Loves My Music / Think About You » (MC018) sur MoodCollective, son propre label. Selon EDMTunes, c'est un pas délibérément éloigné du son festival-techno qui a fait sa réputation : une house et une tech house pensées pour le groove, construites autour du rythme et d'une accroche vocale pensée pour le dancefloor, pas pour la pression du peak-time. MoodCollective est devenu, discrètement, l'espace où vit cette autre face de son catalogue, celle qui ne colle pas à la marque In the MOOD.
Pourquoi le lien avec POSITIVV compte-t-il ?
« She Loves My Music » met en vedette POSITIVV, un artiste nigérian originaire d'Ibadan. Moudaber dit avoir choisi sa prise vocale avant même de savoir d'où il venait.
« Quand j'ai appris qu'il venait d'Ibadan, la ville où je suis née... ça m'a semblé être un signe. »
Elle est née au Nigeria avant que sa famille ne s'installe au Liban, et elle parle depuis des années de son envie de collaborer avec des artistes nigérians, sans vouloir forcer les choses. « J'ai toujours voulu renouer avec le Nigeria à travers ma musique, mais j'attendais que ça arrive de la bonne façon », a-t-elle confié à EDMTunes. Pour une artiste dont toute l'identité publique passe par les festivals techno européens, c'est ce disque qui mérite vraiment l'attention cette semaine, pas le mix.



